
Classement actuel au championnat
- Position
- 9
- Points
- 77
Biographie du pilote : Liam Lawson
Liam Lawson appartient à une génération de pilotes dont le parcours vers la Formule 1 n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. Le Néo-Zélandais a dû prouver sa vitesse dans les championnats nationaux, les formules de promotion européennes, le DTM allemand et la Super Formula japonaise. Lorsque sa première occasion en F1 s’est enfin présentée, il ne s’agissait pas de débuts préparés de longue date, mais d’un appel inattendu pour remplacer Daniel Ricciardo, blessé. La suite de sa carrière a connu des rebondissements similaires : l’attente d’un baquet, le retour au volant, une promotion chez Red Bull puis un retour rapide dans l’écurie sœur.
La carrière de Lawson est donc celle d’un pilote qui a sans cesse dû s’adapter à un nouvel environnement et saisir les occasions, souvent avec très peu de temps pour se préparer.
Les débuts en Nouvelle-Zélande
Liam Lawson est né le 11 février 2002 à Hastings, en Nouvelle-Zélande, et a grandi dans la région de Pukekohe, étroitement liée au sport automobile grâce, notamment, au célèbre circuit de Pukekohe Park.
Il s’est intéressé aux voitures et à la course dès son plus jeune âge, même si sa famille ne comptait aucun professionnel du sport automobile. Son père, Jared, a dû découvrir à ses côtés le fonctionnement du karting, des réglages du matériel à la préparation du pilote.
Depuis, Lawson a évoqué à plusieurs reprises le rôle majeur joué par sa famille dans sa carrière. La compétition coûtait cher, et ses parents ont même vendu la maison familiale pour lui permettre de poursuivre sa progression. Lawson a également parlé publiquement des sacrifices consentis par ses frères et sœurs et par l’ensemble de sa famille pour qu’il puisse vivre son rêve de sport automobile.
La réussite n’a pas été immédiate. En karting, il évoluait d’abord en fond de peloton. Peu à peu, ses résultats ont toutefois convaincu sa famille que ses ambitions reposaient sur de réelles aptitudes.
Il est ensuite passé du karting à la monoplace, où il s’est également illustré rapidement.
Les premiers titres en monoplace
L’un de ses premiers grands succès a été le titre de champion de Nouvelle-Zélande de Formule Ford lors de la saison 2016/2017. Lawson a dominé ce championnat national en remportant 14 des 15 courses.
Il s’est ensuite tourné vers la compétition internationale. Vice-champion de Formule 4 australienne en 2017, il a décroché la même place un an plus tard dans le très relevé championnat allemand de Formule 4 ADAC.
La saison 2018 a marqué une étape importante. Au volant d’une monoplace de Van Amersfoort Racing, Lawson, alors âgé de 16 ans, a remporté trois courses et terminé deuxième du classement général. Parmi ses adversaires figuraient des pilotes qui allaient eux aussi gravir les échelons de la monoplace.
Le départ pour l’Europe du jeune Néo-Zélandais de 16 ans constituait une autre étape déterminante. Pour poursuivre sa route vers la Formule 1, il devait s’imposer sur la scène européenne.
La course qui lui a ouvert les portes de Red Bull
Début 2019, Lawson est retourné en Nouvelle-Zélande pour disputer les Toyota Racing Series, aujourd’hui connues sous le nom de Formula Regional Oceania Championship.
Cette saison est devenue l’une des étapes les plus importantes de toute sa carrière.
Lawson a affronté son compatriote Marcus Armstrong pour le titre, le championnat se jouant lors de la finale. Il a finalement décroché la couronne des Toyota Racing Series 2019.
Surtout, ses performances ont attiré l’attention d’Helmut Marko, conseiller de Red Bull pour le sport automobile. Lawson a ensuite mis en avant une course et un dépassement à Highlands Motorsport Park qui, selon lui, avaient largement contribué à le faire remarquer par Red Bull.
En février 2019, il a intégré le Red Bull Junior Team.
Pour le jeune pilote néo-zélandais, ce changement était fondamental. Il bénéficiait désormais du soutien de l’un des programmes de jeunes pilotes les plus réputés du sport automobile, tandis que la voie vers la Formule 1 se dessinait plus clairement.
La Formule 3 pour se faire un nom
En 2019, Lawson s’est engagé en Formule 3 FIA avec MP Motorsport. Parmi les plus jeunes pilotes de la grille, il a signé deux podiums et terminé sa première saison à la 11e place.
Il a également disputé une partie de la saison d’Euroformula Open, remportant plusieurs victoires et terminant deuxième du championnat malgré sa participation partielle.
Début 2020, il a retrouvé les Toyota Racing Series. Cette fois, il n’a pas réussi à conserver son titre et a terminé la saison à la deuxième place.
Sa deuxième saison en Formule 3 FIA a toutefois marqué une nette progression en matière de performances. Passé chez Hitech Grand Prix, il a décroché trois victoires en 2020 et terminé cinquième du classement général.
Ces résultats lui ont valu une promotion dans la dernière grande catégorie de formation avant la Formule 1 : la Formule 2 FIA.
La Formule 2 et une lutte pour le titre en DTM
La saison 2021 a occupé une place particulière dans la carrière de Lawson, puisqu’il a disputé simultanément deux championnats très différents.
En Formule 2, il est resté chez Hitech Grand Prix et a immédiatement montré sa vitesse. Il a remporté une course sprint dès son premier week-end de compétition à Bahreïn, avant de terminer sa première saison à la huitième place.
Parallèlement à son programme en monoplace, il a également disputé une saison complète en DTM.
Dans ce championnat allemand historique, il pilotait une Ferrari 488 GT3 pour AF Corse. Pour un pilote formé essentiellement à la monoplace, le défi technique était tout autre. Lawson s’est pourtant imposé comme l’un des principaux prétendants au titre.
Il a remporté trois courses et s’est présenté à la dernière manche, au Norisring, en tête du championnat. Une finale mouvementée l’a toutefois privé du titre, et il a terminé la saison vice-champion.
Même sans la couronne, sa campagne en DTM reste l’une des démonstrations les plus éloquentes de sa capacité à s’adapter rapidement à une voiture de course différente.
Une dernière année en Formule 2
En 2022, Lawson a rejoint Carlin en F2.
Il a remporté quatre courses au cours de la saison et est régulièrement monté sur le podium. Il a terminé troisième du classement final, derrière le champion Felipe Drugovich et Théo Pourchaire.
Dans le même temps, son rôle au sein de la structure Red Bull évoluait. Il n’était plus simplement un jeune pilote du programme : il avait désormais l’occasion de piloter des Formule 1 et était devenu pilote de réserve de Red Bull Racing et d’AlphaTauri.
Fin 2022, la question n’était plus de savoir s’il pouvait s’imposer au plus haut niveau des formules de promotion, mais quand une véritable occasion en Formule 1 se présenterait à lui.
Le défi japonais : la Super Formula
Faute de baquet disponible en Formule 1 pour Lawson en 2023, Red Bull a choisi une voie moins habituelle.
La marque l’a envoyé au Japon.
Lawson a rejoint le Team Mugen en Super Formula, l’un des championnats de monoplaces les plus rapides au monde. Il a dû découvrir une nouvelle voiture, de nouveaux circuits, des pneus différents et un environnement sportif entièrement nouveau.
Les résultats ont été immédiats.
Il s’est imposé dès sa première course au Fuji Speedway, devenant le premier pilote de l’ère moderne de la Super Formula à gagner dès ses débuts. Il a ajouté deux autres victoires à son palmarès durant la saison et est resté en lice pour le titre jusqu’à la dernière manche.
Il a finalement terminé deuxième du championnat, à seulement huit points de Ritomo Miyata.
Cette saison au Japon a une nouvelle fois mis en lumière l’un des traits marquants de sa carrière : sa capacité à devenir compétitif rapidement dans un environnement entièrement nouveau.
Mais cette même année, l’occasion qu’il attendait depuis l’enfance s’est présentée.
Des débuts inattendus en Formule 1
Lors du week-end du Grand Prix des Pays-Bas 2023, Daniel Ricciardo s’est fracturé la main dans un accident en essais libres. AlphaTauri avait besoin d’un remplaçant, et son pilote de réserve Liam Lawson a reçu l’appel qui allait changer sa carrière.
Sans préparation, il a abordé son premier week-end dans des conditions difficiles à Zandvoort et a terminé la course à la 13e place.
Monza, Singapour, Suzuka et le Qatar ont suivi.
Il a obtenu son résultat le plus marquant à Singapour. Lawson a atteint la Q3 et terminé neuvième de la course, inscrivant ses deux premiers points en Formule 1.
Après cinq Grands Prix, Ricciardo, rétabli, a repris le volant et Lawson a retrouvé son rôle de réserviste.
Malgré cet intérim réussi, il n’a pas obtenu de baquet de titulaire pour la saison 2024.
Une année d’attente et une deuxième chance
Pendant la majeure partie de la saison 2024, Lawson n’a pas couru. Pilote de réserve de Red Bull et de son écurie sœur, il a effectué des essais en attendant une nouvelle occasion.
Celle-ci est arrivée avant les six dernières manches de la saison.
RB a décidé de se séparer de Daniel Ricciardo, et Lawson a récupéré son baquet à partir du Grand Prix des États-Unis.
Cette fois, il ne s’agissait pas de remplacer brièvement un pilote blessé. Red Bull disposait de six Grands Prix pour évaluer les performances de Lawson avant de choisir ses pilotes pour l’année suivante.
Le Néo-Zélandais a marqué des points, et ce bref passage a finalement suffi à lui valoir une promotion majeure dans sa carrière.
La promotion chez Red Bull Racing
À l’issue de la saison 2024, Red Bull a décidé de se séparer de Sergio Pérez. L’écurie a choisi Lawson pour occuper le baquet vacant aux côtés du multiple champion du monde Max Verstappen.
Début 2025, le Néo-Zélandais s’est donc retrouvé au sein de l’équipe première, Red Bull Racing.
Son premier passage dans l’écurie a toutefois été extrêmement court.
Après des premières manches difficiles en Australie et en Chine, Red Bull a décidé d’intervertir ses pilotes. Lawson est retourné chez Racing Bulls dès le Grand Prix du Japon, Yuki Tsunoda prenant sa place aux côtés de Verstappen.
Pour un pilote qui avait attendu plusieurs années avant d’obtenir un baquet de titulaire en Formule 1, ce changement était une nouvelle fois brutal. Après son retour chez Racing Bulls, il a toutefois progressivement obtenu de meilleurs résultats et a terminé dans les points à plusieurs reprises durant la saison. Ses performances lui ont permis de conserver sa place dans l’écurie pour la campagne suivante.
Lors de la saison 2026, il a également bénéficié d’une nouvelle occasion temporaire chez Red Bull Racing, en remplacement d’Isack Hadjar, blessé. Après trois Grands Prix, il a retrouvé son baquet de titulaire chez Racing Bulls.
Le parcours de Lawson en Formule 1 reste donc atypique. Au cours d’une carrière relativement courte, il a déjà alterné à plusieurs reprises entre les rôles de réserviste et de titulaire, multipliant les passages entre l’écurie sœur et l’équipe première Red Bull Racing.
La vie en dehors de la Formule 1
Malgré sa vie de pilote professionnel, Lawson reste très attaché à la Nouvelle-Zélande.
Le motocross est l’un de ses principaux loisirs en dehors de la Formule 1. Attiré par cette pratique dès l’enfance, il a ensuite aménagé son propre petit circuit en Nouvelle-Zélande. Il roule à la fois pour le plaisir et pour rester actif en dehors des week-ends de course.
Son lien avec le sport automobile dépasse largement le cadre professionnel. Lawson a souvent évoqué sa passion pour les voitures et la compétition depuis son plus jeune âge. Parmi ses films préférés figure le film d’animation Cars, qu’il associe à sa fascination d’enfant pour les automobiles.
Dans ses entretiens, il souligne aussi régulièrement l’importance de sa famille. Son soutien financier et personnel a permis à un garçon de Nouvelle-Zélande de passer du karting et des championnats nationaux de monoplaces à l’Europe, puis à la Formule 1.
Un pilote façonné par des disciplines différentes
La carrière de Lawson se distingue également par sa diversité.
Sur la route de la Formule 1, il a couru dans les formules de promotion classiques, au volant d’une GT très performante en DTM et dans l’un des championnats de monoplaces les plus rapides en dehors de la F1. Il a remporté des courses dans chacune de ces disciplines.
Champion des Toyota Racing Series, vice-champion de Formule 4 allemande et d’Euroformula Open, il a gagné des courses en Formule 3 FIA et en Formule 2, lutté pour le titre en DTM et terminé deuxième de sa seule saison en Super Formula.
Ce parcours le distingue de nombreux pilotes qui suivent presque exclusivement la filière européenne Formule 4 – Formule 3 – Formule 2.
Lawson a dû prouver sa vitesse dans des voitures, des pays et des cultures de la course différents.
De la Nouvelle-Zélande à l’élite
Malgré sa taille, la Nouvelle-Zélande possède une riche tradition de sport automobile. Des noms comme Bruce McLaren, Denny Hulme, Chris Amon, Brendon Hartley, Scott Dixon et Shane van Gisbergen ont bâti de belles carrières dans différentes disciplines du sport automobile international.
Liam Lawson a rejoint les pilotes qui ont perpétué cette tradition dans la Formule 1 moderne.
Son parcours ne s’est pas construit autour d’une saison dominatrice dans un championnat de promotion ou d’une arrivée immédiate en F1. Il a été jalonné d’occasions, de changements et de défis, des circuits nationaux de Nouvelle-Zélande à la Formule 4 allemande, puis à la Formule 3 FIA, à la Formule 2, au DTM, à la Super Formula japonaise et enfin à la Formule 1.
Les sacrifices de sa famille lui ont permis de se lancer. Ses résultats en formules de promotion lui ont valu une place dans le programme Red Bull. Ses performances au volant de différents types de voitures ont fait de lui un pilote polyvalent. Et lorsqu’une occasion inattendue s’est présentée en Formule 1 en 2023, il en a fait le point de départ d’un nouveau chapitre de sa carrière.
Cette capacité à s’adapter à de nouvelles circonstances est devenue l’un des fils conducteurs de l’histoire de Lawson, du jeune pilote de Pukekohe à sa place sur la grille de Formule 1.
Écuries en carrière
Écuries et saisons de course répertoriées dans nos archives de résultats (2023–2026).





